• Jeudi 6 octobre prochain, à 20 heures , nous recevrons Mikaël Ollivier pour son nouveau roman : Quelque chose dans la nuit, à paraître le jour même aux éditions le Passage.

    Annonce : soirée rock'n'polar avec Mikaël Ollivier (6 octobre)

    On y retrouve les frères Le Guen (héros de La Promesse du feu, Albin Michel, 2009), Guillaume le flic et Damien le gendarme. Grands amateurs de Bruce Springsteen, ils profitent du Magic Tour, la nouvelle tournée du Boss en Europe accompagnant la sortie de son nouvel album, pour retrouver tous les amis qu'ils se sont faits au fil des ans et des concerts de la star américaine.
    Mais un tueur aux motivations obscures, obsédé par la chanson "Something in the night", semble décidé à décimer les rangs des fans...

    Eminent spécialiste de l'oeuvre de Springsteen, co-auteur avec Hugues Barrière d'une biographie analytique très complète (Bruce Frederick Springsteen, éditions le Castor Astral), Mikaël Ollivier maîtrise parfaitement son sujet, et c'est en fin connaisseur qu'il nous plonge dans l'atmosphère électrique des concerts énormes du Boss.

    On en reparle plus en détail très vite... Mais en attendant, quelques images de Bruce Springsteen en concert avec son légendaire groupe, le E Street Band :


     


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  • Jules t.6 : un plan sur la comète, d'Emile BravoJules, le héros récurrent d'Emile Bravo, a environ douze ans, un cochon d’inde nommé Bidule, une petite amie anglaise prénommée Janet, des parents largement cinquantenaires et un petit frère plus âgé que lui, ainsi que d’excellents amis extra-terrestres.

    (Non, non, ne partez pas en courant ! Les aventures de Jules par Emile Bravo, c'est vraiment formidable. Laissez-moi vous expliquer...)

    Dans ce sixième opus, Tim et Salsifi, les amis E.T. de Jules, débarquent chez lui pour le prévenir qu’une comète en folie fonce sur la Terre et s’apprête à anéantir l’humanité. Il reste cependant une chance d’éviter le désastre : Jules et Janet doivent convaincre le Grand Conseil des aliens, réuni en conclave dans une base secrète de la Lune, que les êtres humains sont sauvables, et peuvent à l’avenir mieux se comporter avec leur planète ainsi qu’entre eux… Pour cela, ils doivent accomplir une mission : détourner Sylvain-Bernard Pipard, l’entrepreneur le plus puissant du monde, de son projet de transformer l’Antarctique en puits de pétrole géant. 

    Emile Bravo ne prend pas les enfants pour des imbéciles. Les bandes dessinées qu’il imagine et dessine pour eux sont intelligentes, pleines d’humour et de références. A ce titre, sa série consacrée aux épatantes aventures de Jules est magistrale, alliant aventures échevelées et réflexions scientifiques et morales. Le sixième tome ne déroge pas à la règle. Il y est cette fois question d’écologie, de la manière dont les hommes maltraitent leur planète.
    Si l’humour est toujours aussi présent, Bravo prend le temps d’être grave, mine de rien, et consacre 78 pages à sensibiliser ses jeunes lecteurs à la nécessité de prendre soin de la Terre. Surtout, il le fait sans manichéisme ni bons sentiments, avec subtilité. En égratignant, au passage, le comportement irresponsable des hommes politiques sur une question aussi essentielle pour la survie de notre espèce. Le fait que Pipard ait pour ami un certain Président Salami (!!!), petit et caractériel, n’est sans doute pas une coïncidence… 

    Héritier de la ligne claire d’Hergé, Bravo enrobe ses histoires dans un dessin riche et chaleureux, qui fourmille de détails et d’idées rigolotes. Dans chaque case, dans chaque arrière-plan, il y a à voir. Il s’amuse comme un fou avec ses personnages, notamment avec son bestiaire d’extra-terrestres, qui s’enrichit de quelques créatures bien loufoques dans cet épisode. Jules et Janet sont toujours aussi mignons et attachants, les parents de Jules à côté de la plaque et son frère Roméo délicieusement bas du front. 

    Pour résumer, Emile Bravo, c’est formidable, c’est pour les enfants (à partir de dix ans) comme pour les grands, parents ou pas. De la B.D. à la fois classique et inventive, drôle et intelligente. Bref, c’est à lire de toute urgence.

    Conseillé par Didier et Benjamin.

    Une épatante aventure de Jules (tome 6) : un plan sur la comète, d’Emile Bravo
    Éditions Dargaud, 2011
    ISBN 978-2-205-06825-2
    78 p., 14,95€


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  • Rue Stendhal, de Yaël HassanC’est l’été. Esteban s’ennuie tout seul dans son immeuble de la rue Stendhal (Paris 20e). Son meilleur ami Théo a déménagé à Marseille et il n’a personne avec qui jouer. Mais une nouvelle famille débarque, comptant trois enfants dans ses rangs, de l’aîné Bruno à la petite Emilie en passant par la gentille peste Rosalie. Puis il y a Lola, la jolie voisine qui plaît bien à Esteban, et Idriss, son deuxième meilleur copain.
    Et enfin Monsieur Faure, leur vieux voisin, aimable et savant, qui décide d’embarquer la petite bande dans un jeu de pistes au coeur du cimetière du Père-Lachaise tout proche…

    Voilà une bonne idée ! Avec ce sympathique petit roman, Yaël Hassan entraîne ses héros – et ses jeunes lecteurs – dans une visite de l’histoire culturelle, historique et littéraire de la France. Au fil des étapes du jeu de pistes, Esteban et ses amis découvrent en effet quelques-unes des célébrités qui dorment d’un sommeil éternel au Père-Lachaise, et avec elles, leurs oeuvres.
    Jean-Baptiste Clément (l’auteur du fameux Temps des Cerises), Colette, Jules Renard et Auguste Maquet (le « nègre » d’Alexandre Dumas) figurent parmi les élus de la romancière. Celle-ci livre quelques éléments de biographie, parfois de brefs extraits de ces écrivains ; à charge pour les enfants curieux d’imiter leurs amis de papier, et de foncer à la bibliothèque ou à la librairie la plus proche pour approfondir leur savoir tout neuf !

    Une jolie balade dont l’intrigue et le style, extrêmement simples, conviendront à de jeunes lecteurs, à partir de neuf ans.
    Et pour vous spécialement, amis de la librairie et habitants du XXème, voilà une belle idée pour emmener vos enfants en promenade dans ce lieu historique si proche de chez nous !

    Conseillé par Didier.

    Rue Stendhal, de Yaël Hassan
    Editions Casterman Junior, 2011
    ISBN 978-2-203-03542-3
    128 p., 7,75€


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  • Le premier été, d'Anne PercinAprès le (déjà) très réussi Bonheur fantôme, Anne Percin confirme son grand talent avec ce deuxième roman.

    Des phrases courtes pour raconter un premier amour, vécue par la narratrice. En vidant la maison de ses grands-parents où elle passait ses vacances, enfant, elle se remémore ce moment qui la marqua à jamais.

    Attention, aucune mièvrerie ici : c'est cruel, bouleversant... Trop en dire serait vous priver de la découverte de ce court roman vraiment prenant.

    Une petite pétite de la rentrée littéraire, loin des mastodontes médiatiques, mais qui en vaut vraiment la peine !

    Conseillé par Géraldine H.

    Le Premier été, d'Anne Percin
    Editions du Rouergue, collection la Brune, 2011
    ISBN 978-2-8126-0249-8
    162 p., 16€


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  • Avez-vous déjà entendu parler de l’obusite ? Saviez-vous que, durant la Première Guerre mondiale, Marie Curie avait financé des petits véhicules, conduits par certaines de ses collaboratrices – surnommées les “petites Curie” –, transportant des instruments de radiologie afin d’aider les chirurgiens à mieux opérer les blessés ? Cela fait partie des nombreuses choses que l’on apprend au détour des pages de L’Origine du silence, thriller historico-psychologique aussi instructif que palpitant.

    L'Origine du silence, de Jed RubenfeldNew York, 1920. La Première Guerre mondiale est passée par là, changeant à jamais la face du monde. Ancien disciple de Freud, Stratham Younger est revenu de tout : de la psychanalyse, en laquelle il ne croit plus, comme des champs de bataille français, où il s’est brillamment illustré en tant que médecin. Il en a aussi ramené Colette, une jeune scientifique française, élève de Marie Curie, et son petit frère Luc, un garçon de dix ans atteint d’aphasie.
    En compagnie de Colette et de l’inspecteur Littlemore, Younger est témoin d’un terrible attentat, l’explosion d’une charrette piégée juste devant Wall Street, au moment où les employés du célèbre quartier des finances envahissent les rues pour aller déjeuner.
    C’est le début d’une enquête complexe – dont je ne dirai rien de plus, parce que ce serait trop long, sans parler de vous gâcher le plaisir de cet excellent polar.

    Sérieusement documenté, Rubenfeld ne cède jamais à la facilité des clichés, toujours risquée quand on mêle l’Histoire à un roman, et nous entraîne de Washington et ses sombres arcanes du pouvoir, à l’Autriche – où l’on retrouve l’incontournable Freud – en passant par la France. Son travail de reconstitution est aussi solide que discret, l’auteur privilégiant sans cesse l’avancée de son intrigue à la tentation d’étaler ses connaissances, mais usant avec intelligence de ces dernières pour développer son histoire. Une réussite digne de Caleb Carr, auteur de la référence en matière de thriller psychologique : L’Aliéniste, et dont Rubenfeld apparaît comme le meilleur héritier.

    Puis l’on retrouve avec plaisir son ton si particulier, avec ses petites touches d’humour et de légèreté toujours bienvenues, dont l’inspecteur Littlemore est l’incarnation parfaite. Débarqué presque en catimini au milieu de L’Interprétation des meurtres1, avant d’en devenir le personnage le plus marquant, il trouve ici une place digne de son envergure. A ses côtés, les autres personnages, anciens ou nouveaux, héritent tous de personnalités – attachantes, mystérieuses ou répugnantes – qui donnent envie de les retrouver au fil des pages.
    Pages que l’on tourne à grande vitesse jusqu’à la fin et sa cascade de révélations, certaines parfois osées… Mais qu’importe, car Rubenfeld ne dépasse jamais les bornes de l’improbable, et son talent est tel que tout passe. 

    Conseillé par Didier.

    L’Origine du silence, de Jed Rubenfeld
    Éditions Fleuve Noir
    ISBN 978-2-265-09253-2
    568 p., 20,90€

    1 Dans l’Interprétation des meurtres, Stratham Younger, jeune psychiatre disciple de Freud, avait l’honneur de recevoir son mentor lors de l’unique visite que ce dernier fit aux Etats-Unis, en 1909, accompagné de Carl Jung. Alors au début d’une dispute intellectuelle qui les verraient devenir penseurs ennemis un peu plus tard, les deux éminents psychanalystes se retrouvaient mêlés à une sordide affaire de meurtres, où leurs talents s’avéraient précieux pour aider à la résolution de l’enquête menée par l’iconoclaste inspecteur Littlemore.


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  • Les éditions Finitude font des beaux petits livres. Des objets soignés, bien fabriqués (cahiers cousus, couvertures en papier épais avec de belles illustrations) qu’on a plaisir à prendre en main, à feuilleter et à ranger en évidence dans sa bibliothèque. Pour ne rien gâcher, les éditions Finitude font aussi des bons livres, souvent originaux et décalés, que l’on apprécie autant de lire que d’admirer.

    L'Art de choisir sa maîtresse, de Benjamin Franklin



    La preuve avec ce recueil de textes inédits signés Benjamin Franklin - oui, oui, LE Benjamin Franklin, celui auquel vous pensez. Non content d’avoir, entre autres, inventé le paratonnerre et contribué à la rédaction de la Déclaration d’Indépendance et à celle de la Constitution des Etats-Unis, l’animal était doté d’une très belle plume, pleine d’humour et d’ironie.
    Il l’éprouva en rédigeant des articles dans la presse – notamment dans la Gazette de Pennsylvanie, journal qui lui appartenait ; sous couvert d’identités fictives, il se fendit également de faux courriers de lecteurs envoyés à différents journaux, dans lesquels il prenait un malin plaisir à fustiger les innombrables travers de l’être humain, avec un sens réjouissant du second degré. Au passage, il en profitait pour valoriser les qualités qui lui semblaient primordiales : la modestie, le sens de l’économie, l’équité ou l’honnêteté.

    Outre « L’art de choisir sa maîtresse » – moins subversif que le titre ne le laisse penser -, Franklin prend le ton acerbe d’une commère pour mieux disserter « sur les commérages » et leurs conséquences ; propose « quelques règles pour devenir un compagnon détestable » (mon texte préféré, traité facétieux sur l’art d’accaparer l’attention générale en société) ; détourne la science d’une manière joyeusement absurde en proposant la fabrication d’un « cadran solaire détonnant » ; ou se fait plus sérieux, bien que toujours avec verve et esprit, pour dénoncer la manière dont l’Angleterre traite ses colonies américaines (« Pour transporter un serpent à sonnette » et « Pour humilier les rebelles américains »).

    Chaque texte est précédé d’un paragraphe de l’éditeur qui le replace dans son contexte. Un ajout indispensable pour bien saisir les implications des écrits de Benjamin Franklin, et en apprécier toute l’intelligence et la saveur. Un livre fin et intelligent, à déguster sans modération.

    Conseillé par Didier. 

    L’Art de choisir sa maîtresse et autres conseils indispensables, de Benjamin Franklin
    Editions Finitude, 2011
    ISBN 978-2-912667-95-3
    112 p., 13,50€ 

    Retrouvez ce livre sur le site des éditions Finitude - et profitez-en pour découvrir le travail de cette excellente petite maison d’édition !


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  • 3" (Trois secondes), de Marc-Antoine MathieuLa première case est entièrement noire.
    Au centre de la suivante, un point blanc.
    Le point blanc grossit dans les sept cases suivantes, devient un ensemble de silhouettes humaines se découpant sur un mur blanc.
    Au fil des cases, on continue à avancer, vers le visage d’un homme qui regarde par une fenêtre.
    Dans l’oeil de l’homme se reflète un Smartphone.
    On plonge dans l’objectif photo du Smartphone pour découvrir le visage de l’homme qui le tient – et un autre homme derrière lui, qui le tient en joue…

    Et ainsi de suite jusqu’à la fin d’une BD hallucinante, époustouflante.
    3" est sous-titré Un zoom ludique par Marc-Antoine Mathieu. La précision éclaire le projet du dessinateur : raconter toute une histoire selon le principe visuel du zoom avant. Lequel zoom avant est continu du début à la fin, les images et les séquences s’enchaînant grâce à un savant jeu de miroirs et de reflets. Une ampoule électrique, un vase, une montre, une bague, une dent en or (!) ou la caméra d’un satellite (!!!) : autant d’objets réfléchissants qui permettent de réorienter le récit vers une autre séquence, sans rupture narrative.

    En gros, cela donne ceci :

    3" (Trois secondes), de Marc-Antoine Mathieu
    L’idée est géniale et le traitement brillantissime, d’autant plus que Mathieu se passe totalement de dialogues. Tout passe par le dessin – en noir et blanc, à la fois épuré et diablement inventif -, les cadrages, les enchaînements, les plus petits détails cachés dans les cases. L’effet est vertigineux, tant on se sent happé, aspiré par l’image.

    Ce qui est encore plus fort, c’est que le dessinateur ne se cantonne pas à un simple exploit technique. Comme je le disais plus haut, il raconte une histoire, dont les multiples micro-épisodes se déroulent… en trois secondes. « Le temps pour la lumière de parcourir 900 000 km… »
    Je vous en dirais bien davantage, mais : 1/ le dessinateur se charge de le faire lui-même au début de l’album ; 2/ ce serait entamer le plaisir de l’enquête, de la chasse aux indices…
    A vous de jouer, donc !

    Et pour prolonger l’expérience (et enfoncer le clou), Marc-Antoine Mathieu présente également son histoire en version numérique. A titre personnel, je ne suis pas sûr que cela apporte grand-chose, mais là encore, à vous de vous faire votre idée. C’est sur le site des éditions Delcourt
    A voir également, la bande-annonce de la B.D.

    Conseillé par Benjamin et Didier.

    3", de Marc-Antoine Mathieu
    Éditions Delcourt, 2011
    ISBN 978-2-7560-2595-7
    80 p., 14,95€


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  • On avait promis qu'on vous reparlerait très vite, plus en détails, de certains premiers romans de la rentrée. Promesse tenue - mais pourquoi de ces deux titres en particulier ?
    Parce que, à moins d'un revirement aussi inattendu que spectaculaire, les médias n'en parleront pas, ou peu.
    Parce qu'ils sont écrits en langue anglaise par deux jeunes femmes (moins de trente ans), talentueuses, originaires pour l'une des Balkans, pour l'autre de Somalie, et que leurs romans se déroulent dans ces contrées qu'on n'a pas forcément l'habitude de découvrir comme décors romanesques.
    Parce que toutes deux sont de formidables raconteuses d'histoires, et que leur style a du souffle et de l'allant.

    La Femme du tigre, de Tea Obreht (éditions Calmann-Lévy)

    La Femme du tigre, de Tea ObrehtRésumé de l'éditeur :
    Dans un pays des Balkans qui se remet douloureusement d’un siècle de guerres, Natalia, jeune médecin, est venue vacciner les pensionnaires d’un orphelinat. Autour d’elle, tout n’est que superstitions. Les épidémies seraient des malédictions, les morts, des forces vives. Ces croyances absurdes, Natalia les rattache aux contes que lui a transmis son grand-père. Lorsqu’elle était enfant, toutes les semaines, il l’emmenait au zoo et lui lisait des passages du Livre de la jungle, dont il ne se séparait jamais. Plus tard, il lui raconta ses rencontres avec l’homme-qui-ne-mourra-pas, un vagabond soi-disant immortel.

    Quant à l’histoire la plus extraordinaire, celle du tigre, de la sourde-muette et du petit garçon de neuf ans, il l’avait gardée pour lui. Un mystère plus douloureux, plus intime, vient alors s’ajouter au faisceau des légendes. En cherchant à l’élucider, Natalia comprendra les errements des générations passées, et les travers de la sienne.

    La Femme du tigre fait partie de ces romans magiques qui nous emportent dans des contrées lointaines, tout en nous faisant réfléchir aux errements du passé. Mais plutôt que d'aborder frontalement les massacres et les déchirements ethniques, Téa Obreht prend le parti de l'onirisme et de l'imaginaire. Et c'est une franche réussite.

    Black Mamba Boy, de Nadifa Mohamed (éditions Phébus)

    La Femme du tigre & Black Mamba BoyRésumé de l'éditeur :
    Ce premier roman de Nadifa Mohamed débute à Aden, au Yémen, en 1935. Il retrace la vie mouvementée de Jama, un enfant des rues dont le père a disparu peu après la naissance et dont la mère lui jure qu’il est né sous une bonne étoile. À la mort de celle-ci, Jama part à la recherche de son géniteur. Ce périple rendu incandescent par la croyance en une terre promise, lui fait traverser l’Abyssinie, la Somalie, l’Érythrée, le Soudan, l’Égypte et la Palestine. Mais chaque frontière franchie se révèle source de déception. Les décennies passent, les empires coloniaux s’effondrent, le monde change, cependant Jama l’aventurier demeure un laissé-pour-compte, malgré le serpent tatoué sur son bras, le fameux mamba noir.

    Black Mamba Boy est peut-être plus épique, mais en tout cas il s'avère tout aussi envoûtant. La quête de son père disparu par un enfant des rues, dans l'Afrique ravagée par la guerre que se livrent, de 1936 à 1947, l'Angleterre et l'Italie par colonies interposées, suscite chez l'auteur des descriptions inoubliables.

    Deux merveilleuses petites pépites, à découvrir sans tarder !

    Conseillé par Géraldine H.

    La Femme du tigre, de Tea Obreht
    Ed. Calmann-Lévy
    ISBN 978-2-7021-4246-2
    332 p., 20,50€

    Black Mamba Boy, de Nadifa Mohamed
    Ed. Phébus
    ISBN 978-2-7529-0459-1
    288 p., 21€


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  • S'ils ne sont pas concernés par les prix littéraires, les polars ont aussi leur rentrée, avec ses surprises et ses poids lourds. Dans cette deuxième catégorie, voici venir un incontournable du genre : Jean-Christophe Grangé, avec son nouveau thriller, le Passager.

    Le Passager, de Jean-Christophe GrangéPsychiatre à Bordeaux, Mathias Freire se voit confier un patient très particulier : un géant “de près de deux mètres pour plus de 130 kilos”, frappé d’une telle amnésie qu’il est incapable de donner jusqu’à son nom. L’homme a été retrouvé dans un cabanon de maintenance de la gare Saint-Jean, serrant dans ses mains une clef à molette et un annuaire de l’année 1996, tous deux tachés d’un sang inconnu.
    Dans le même temps, Anaïs Chatelet, jeune et ambitieuse capitaine de police, hérite de ce qu’elle considère comme une affaire de rêve : “un vrai meurtre, dans les règles de l’art, avec rituel et mutilations.” Le corps d’un toxico a été retrouvé à la gare Saint-Jean, sévèrement abîmé – et coiffé d’une tête de taureau… 

    Les fans seront contents : celui que l'on surnomme (pompeusement) le pape du thriller français livre le plus volumineux roman de sa carrière. 749 pages d'enquêtes, de crimes sordides, de poursuites et de mystère, pour un dixième opus qui ne manque pas d'intérêt ni de souffle.

    Certes, Grangé ne se révolutionne pas et compile les ingrédients qui ont fait son succès : chapitres courts, écriture sèche et dynamique, intrigues parallèles qui finissent par se croiser et se compléter, meurtres rituels (ici influencés par la mythologie), personnages torturés et en marge, qui n’hésitent pas à franchir les limites et à se mettre en danger pour découvrir le fin mot de l’histoire.
    Tout y est et ça fonctionne, grâce notamment à une intrigue sur le phénomène psychologique des “voyageurs sans bagage”, des individus qui, à la suite d’un choc violent, oublient tout de leur vie passée et se reconstruisent une identité complètement neuve. Grangé l’exploite habilement – vous verrez comment, impossible d’en dire plus sans gâter le plaisir de lecture.

    Comme souvent aussi, la fin glisse vers l'ultra-spectaculaire, manque de finesse et de subtilité... Mais dans le genre, JCG a fait bien pire, donc on peut lui pardonner, à condition d'apprécier globalement son style et sa manière de faire.

    En somme, un Grangé de bonne facture, prenant et efficace !

    Conseillé par Didier.

    Le Passager, de Jean-Christophe Grangé
    Éditions Albin Michel
    ISBN 978-2-226-22132-2
    749 p., 24,90€

    Le Passager sur le site d'Albin Michel.
    Le site de Jean-Christophe Grangé : http://www.jc-grange.com/


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  • Librest, le réseau des libraires de l'Est Parisien, vous convie à une grande soirée de rentrée littéraire.

    Rendez-vous à la Bellevilloise vendredi prochain, 2 septembre, à 19h. Vous pourrez y rencontrer dix auteurs français de la rentrée 2011, qui présenteront leur nouveau roman et en liront un extrait :

    François Beaune
    Un ange noir
    aux éditions Verticales

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)


    Sylvain Coher
    Carénage aux éditions Actes Sud

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)



    Philippe Jaenada
    La femme et l’ours aux éditions Grasset

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)


    Jérôme Lafargue
    L’année de l’hippocampe aux éditions Quidam 

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)


    Eric Laurrent
    Les découvertes aux éditions de Minuit

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)



    Céline Minard
    So long, Luise aux éditions Denoël

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)


     Xabi Molia
    Avant de disparaîtreaux éditions du Seuil

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)



    Lydie Salvayre

    Hymneaux éditions du Seuil

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)

     



    Laurence Tardieu
    La confusion des peinesaux éditions Stock

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)

     
     

     Véronique Ovaldé
    Des vies d’oiseauxaux éditions de l’Olivier

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)

    Dix auteurs pour dix romans qui compteront dans cette rentrée littéraire 2011 : de la littérature très variée, allant de l'autobiographie à la pure fiction, de l'humour à l'émotion. Des auteurs confirmés, des auteurs à découvrir... 

    Et en prime, l'écrivain américain Adam Levin sera également présent, à l'occasion de sa présence à Paris pour la sortie de son roman Les Instructions (éditions Inculte).

     

    Rentrée littéraire à la Bellevilloise ! (2 septembre, 19h)

    Autant de livres différents pour toutes vos humeurs de lecteurs... Nous vous attendons nombreux !

    LA BELLEVILLOISE
    19-21 rue Boyer - 75020 Paris
    M° Gambetta ou Ménilmontant



    Agrandir le plan

    Pour en savoir plus : La Bellevilloise, Librest


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